composite.jpg

Revêtements de sol extérieurs

La terrasse devient au fil du temps la pièce supplémentaire de la maison, où il est agréable de passer du temps dans un environnement convivial. Pergola, cuisine de jardin, spa, mobilier confortable sont autant d’accessoires que l’on souhaite mettre en évidence sur un revêtement de sol chaleureux. En 2020, l’intérêt pour les revêtements extérieurs en bois et en composite ne cesse de grandir. Le bois est considéré comme un matériau à la fois esthétique et chaleureux destinés aux terrasses et offre le gros avantage de s’intégrer harmonieusement dans tous les styles de construction. Le composite aura la préférence des clients soucieux du peu d’entretien qu’il réclame ainsi que la constance de son aspect dans le temps.

Bois régionaux ou essences exotiques…

Issus de forêts européennes, ces bois auront subis, pour la majorité d’entre eux, un prétraitement leurs conférant l’imputrescibilité qu’ils ne développent pas comme leurs cousins exotiques. La technique autoclave est la plus répandue, en particulier pour les bois tels que le Pin Maritime ou le Pin Sylvestre. D’autres traitements, thermique ou chimique, sont également utilisés. Outre les considérations écologiques essentiellement liées à la gestion des forêts dont ces bois sont issus, c’est souvent leurs prix plus bas qui plaident en leur faveur. Une attention particulière devra leur être apportée afin de leur garantir une espérance de vie importante. Les essences exotiques sont pour la plupart naturellement imputrescibles. Aucun traitement préalable n’est ici nécessaire. En outre, leur dureté supérieure les rende plus solides et plus durables à l’usage. La stabilité dimensionnelle accrue autorise dans certaines circonstances l’utilisation de fixations invisibles moins conseillées pour les bois indigènes. Qualitativement, des caractéristiques telles que la proportion épaisseur / largeur ou le taux d’humidité du bois garantiront, plus que l’essence elle-même, une stabilité dimensionnelle correcte.

Composites

Adoptée surtout pour la constance de son aspect dans le temps et sa facilité d’entretien, elle représente une alternative responsable puisque utilisant des « déchets » de bois et qu’elle est totalement recyclable.

Nous avons sélectionné uniquement des lames pleines, non alvéolées, réalisées à base de PEHD et présentant une densité minimum de 1200kg/m³. Ces caractéristiques garantissent une solidité et une stabilité dimensionnelle optimum. La mise en œuvre, toujours à l’aide de clips permettant une dilatation longitudinale, est spécifique sur certains points, notamment l’écartement entre chevrons et le joint de dilatation longitudinal.

Lisse ou striée…

L’une comme l’autre seront glissantes si, couvertes de mousse, elles deviennent humides. Seul, un de ces deux phénomènes ne provoque pas de glissance. Les terrasses striées ont toutefois tendance à se gorger de mousse plus rapidement. Par conséquent, il est plus que conseillé de nettoyer sa terrasse à des fréquences garantissant toute absence de mousse. Exactement comme un parquet intérieur, on peut remettre une terrasse en bois à neuf en la ponçant, ce qui plaide clairement en faveur du côté lisse, puisque c’est uniquement lui que l’on pourra poncer et donc retrouver son état d’origine. Lorsque le bois est exposé sans protection au rayonnement solaire et aux intempéries, il devient grisâtre avec des nuances selon l’environnement. Ce grisonnement n’a aucune influence sur la durée de vie de la terrasse mais ne pourra être freiné qu’en appliquant régulièrement une protection qui arrête les rayons UV. La saturation est sans conteste la protection idéale. Si seul un nettoyage de la terrasse avec une brosse s’avère nécessaire, un nettoyeur à haute pression peut être utilisé, à condition toutefois de ne pas projeter un jet puissant trop près du bois afin de ne pas altérer l’état de surface, ce qui aura pour effet d’augmenter le grisonnement ultérieur. Dans le cas d’une terrasse composite, seul un balayage à l’eau avec un savon neutre ou un nettoyeur haute pression s’avère nécessaire, elle ne nécessite pas l’application de quelque produit que ce soit de façon régulière.

Mise en œuvre

Les planches en bois ou en composite sont, dans tous les cas de figures, fixées sur des lambourdes ou des poutres en bois. L’épaisseur minimum des lambourdes est de 40mm, celle du plancher de 20mm, ce qui conduit à une hauteur de 60mm minimum. L’entre axe entre lambourdes sera de +/-40cm dans le cas d’une terrasse en bois et +/-30cm dans le cas d’une terrasse composite plus flexible. Si les longueurs des planches sont identiques, optimiser l’entre axe permet de réduire fortement les pertes. Un chainage régulier renforcera la structure tout en facilitant le respect de l’entre axe. La distance entre leurs supports sera fonction des sections des lambourdes ou poutres. Par exemple des lambourdes de 40mm doivent être supportées tous les 50cm alors que des poutres de 150mm peuvent être supportées tous les 2.50m, voire plus. La technique devant être mise en œuvre pour supporter les lambourdes sera dépendante du sol, et  en particulier de sa nature, de sa stabilité, de sa planéité et bien entendu de la hauteur à combler par rapport à ce dernier. Un sol stable et relativement plan, type dalle de béton, carrelages, pavés entre autre, avec une hauteur comprise entre 6 et 10cm peut être considéré comme le support idéal. En effet, la mise à niveau se fera à l’aide d’un simple calage sous les lambourdes. Voir cales plastiques crantées. Poser une terrasse sur une membrane d’étanchéité réclame idéalement des cales de caoutchouc destinées à éliminer tous risques d’endommagement de cette membrane. Si la hauteur à rattraper est supérieure, jusque 25cm, toujours sur un sol stable, l’utilisation de plots réglables facilite grandement le travail. Dans les cas où le sol n’est passtable, terres rapportées par exemple, ou quand la dénivellation est importante, ou quand la hauteur est également importante, des fondations béton peuvent être nécessaires. Il existe néanmoins une solution non-intrusive et qui ne demande aucune préparation, ni mouvement de terrain. Il s’agit des vis de fondation (voir www.weasyfix.eu). Dans ce cas, les lambourdes seront souvent remplacées par des poutres dont la section doit être calculée. Quel que soit le système de fixation sélectionné, plus les planches sont longues, moins elles sont «droites». Il sera dès lors nécessaire de les redresser lors de la pose. Cette opération peut être réalisée à l’aide de sangles ou d’un redresseur de planche. Les extrémités des planches seront toujours en contact avec une lambourde (il est parfois nécessaire de doubler la lambourde ainsi que le clip), sauf aux extrémités de la terrasse ou on peut aménager un porte-à-faux de quelques centimètres.

Vis traversantes

Uniquement utilisées pour le bois. Les bois exotiques généralement très durs nécessitent un pré-forage afin de ne pas casser les vis (tant le plancher que les lambourdes). On peut utiliser un forêt-alésoir qui aménagera un cône d’entrée de la bonne profondeur. Un alignement parfait des vis ainsi qu’une distance par rapport aux bords des planches identiques améliorera l’esthétique. Un outil permet d’ajuster au mieux ces paramètres. On préfèrera des vis auto-forantes, à tête fraisée, éventuellement brunes et toujours en acier inoxydable. Enfin, l’écartement entre les planches, déterminé en fonction de l’essence de bois et de la largeur des planches, sera réglé à l’aide de calle d’épaisseur ou du gabarit.


Clips pour planches rainurées

Utilisés pour le bois, et toujours pour le composite. Ici, le clip est vissé sur la lambourde, prenant les planches en «sandwich». L’écartement est déterminé par le clip (voir www.bfix.be).


Spécificités terrasses composite

Pour bien réussir sa terrasse en composite, il est impératif de comprendre que ce n’est pas du bois... même si ça y ressemble. Le paramètre le plus important à intégrer est le principe de dilatation de ce matériau. En effet, contrairement au bois, le composite (2/3 fibre de bambou et 1/3PEHD) se dilate sous l’effet de la température dans toutes les directions, tant en largeur qu’en longueur. Il est dès lors essentiel d’aménager ou non un joint de dilatation suffisant en bout de lame selon la température du matériau au moment de la pose.